Véganisme (ou végétarisme) et intolérance au lactose

Le végan et le végétarien représentent deux catégories d’individus qui partagent l’attention portée, dans le cadre de leur alimentation, aux aliments d’origine végétale.

Le nombre de consommateurs suivant une alimentation végane a considérablement augmenté dans de nombreux pays industrialisés, et il est probable que leur influence sur le secteur alimentaire continue de croître.

Pourquoi adhère-t-on à l’univers végan ?

Ce choix repose sur différentes motivations : certains le font pour des raisons éthiques, d’autres pour des raisons de santé.

La différence fondamentale entre ces deux types d’alimentation réside simplement dans le fait que ceux qui suivent une alimentation végane ne consomment que des aliments d’origine végétale, tandis que ceux qui adoptent un mode de vie végétarien intègrent occasionnellement certains aliments d’origine animale, comme le lait et les œufs.

Désormais, le boom de l’alimentation végane est également visible au niveau commercial et constitue une véritable tendance. De nombreux restaurants véganes ou établissements proposant simplement un menu végan ont vu le jour.

Tout aussi répandus dans les supermarchés, les produits alimentaires dédiés, tels que les hamburgers, le salami végan et même la mayonnaise végan.

Mais pourquoi associe-t-on cette alimentation à l’intolérance au lactose ?

Nous avons déjà longuement abordé l’intolérance au lactose. Comme nous le savons, le lactose est le sucre présent dans le lait. Par conséquent, une alimentation excluant les aliments d’origine animale (parmi lesquels se trouvent notamment le lait et ses dérivés comme le beurre, mais aussi les pâtisseries, les crêpes, les cheesecakes ou un simple croissant) ne contiendra certainement pas ce sucre si redouté par les intolérants.

Voici donc comment tous ces produits portant le label végan, comme les biscuits véganes, la crème végane et de nombreux plats principaux véganes rapides, peuvent constituer une garantie pour les personnes intolérantes au lactose.

Par ailleurs, pour les plus gourmands, il est désormais possible de trouver au restaurant des desserts tels qu’une belle part de tarte végane, un délicieux croissant végan ou encore des pâtisseries véganes sans sucre. Mais attention à ne pas en abuser !

Le véganisme, par conséquent, convient également aux personnes intolérantes au lactose.

Et pour celles qui ne peuvent pas se passer du lait ?

Outre le bien connu « lait délactosé », une excellente et savoureuse alternative est représentée par les boissons végétales : à base de soja, d’amande, de noisette… elles sont savoureuses et saines ! Et n’oublions pas que le lait de soja permet également d’obtenir des glaces, des crèmes et des yaourts.

L’alimentation végane peut-elle aider l’intestin des personnes intolérantes au lactose ?

La lactase étant une enzyme présente dans l’intestin, une carence secondaire (dont nous avons parlé dans cet articlepeut être restaurée après une période durant laquelle on suit une alimentation comme l’alimentation végane, qui contribue à la reconstitution de la muqueuse intestinale et de son microbiote (c’est-à-dire la microflore intestinale communément connue, représentée par l’ensemble des micro-organismes bénéfiques).

De nombreuses études indiquent en effet que le microbiote intestinal joue un rôle important dans la santé humaine. L’alimentation est, entre autres, un facteur étroitement lié au microbiote.

Selon des études scientifiques récentes, il existe des données étayant l’importance clinique de l’effet de l’alimentation végane sur le microbiote intestinal, mais des recherches supplémentaires seront nécessaires.

Vous pensez être intolérant au lactose ? Découvrez les symptômes les plus fréquents dans cet article ainsi que les méthodes d’examen permettant de le vérifier grâce au test respiratoire dans cet article et au test génétique dans cet article.

Bibliographie

  • Ming-Wun Wong et al. (2018). “Impact of vegan diets on gut microbiota: An update on the clinical implications”
  • Meike Janssen et al. (2016). “Motives of consumers following a vegan diet and their attitudes towards animal agriculture”.